Gazettescope

Le climat social en entreprise, ce bien commun si précieux

On en conviendra, le climat socio-économique actuel n’est guère propice à la bonne humeur généralisée. Pas rare que cette morosité ambiante impacte le collectif qu’est une entreprise. Nombre de dirigeants mosellans peuvent en témoigner dans leur quotidien. Dès lors, comment apaiser le climat social dans la sphère travail, l'amener sur des pentes douces ? La Gazettescope vous répond.

Le climat social se travaille tous les jours au sein de l'entreprise.
Le climat social se travaille tous les jours au sein de l'entreprise.

On a connu atmosphère plus guillerette et humeur collective plus légère. Tout un faisceau de raisons contribue à une relative morosité ambiante. Invariablement, cela peut impacter l’entreprise qui perd alors en qualité de climat social, soit de relationnel entre les collaborateurs. Au contexte extérieur vient s’ajouter celui propre à l’entreprise : conditions sociales, environnement de travail, rémunération, système managérial, communication interne, projets de l’entreprise. Faire converger tous ces items pour réussir le bien vivre ensemble dans la sphère travail tient presque de l’alchimie.

Les incivilités en entreprise

Un dysfonctionnement, un raté et les conséquences sont immédiates pour le dirigeant. La première tient à l’absentéisme, qu’il soit lié à la vie privée - contraintes familiales, épidémies saisonnières, problèmes de santé chroniques - ou professionnelle - relations humaines dégradées, stress, surcharge de travail, confiance altérée -. Il existe un calcul simple pour mesurer ce taux d’absentéisme. On divise le nombre d’absences non prévues par celui de jours présentiels théoriques. Inférieur à 4 %, on se situe dans la normalité. Au-delà de 8 %, c’est problématique, il faut déceler les causes et y remédier. Le second s’appelle turnover, soit le taux de rotation des effectifs. Selon l’Insee, la moyenne en France est de 15 %. Elle peut être bien plus élevée dans certains secteurs comme le commerce, la prospection, la restauration, la technologie… et dépasser les 50 %. On parle d’incivilités au travail quant aux signes qui montrent un mal-être. Elles détériorent le climat relationnel, démotivent, désengagent les salariés et causent une perte de productivité. Ces statistiques du cabinet de management Eléas sont parlantes : plus de 4 salariés sur 10 disent être affectés par les incivilités. 71 % pensent qu’elles sont dues aux évolutions des mentalités et des codes sociaux. 76 % ne supportent pas qu’on réponde à un SMS lors d’un rendez-vous seul à seul. Surtout, deux tiers des collaborateurs avouent qu’elles ont un impact sur leur vie personnelle. On se situe là dans les grands enjeux actuels de la qualité de vie en entreprise.

Management de la confiance et de la bienveillance

Autre indicateur notable : l’isolement. En télétravail, entouré de personnes au bureau, ce sentiment peut toucher tout le monde. La solitude s’auto-alimente. Un employé qui se sent isolé va se tenir de plus en plus à l’écart et ce sentiment va se renforcer. Il est essentiel de repérer ces signaux afin de prévenir les risques psychosociaux, comme la dépression. L’isolement affecte l’entreprise dans son ensemble. Plus le malaise des employés est important, plus les performances diminuent par la perte de confiance en soi, de motivation, d’engagement. Une mauvaise santé au travail peut entraîner une démission. Ce cercle vicieux peut impacter la communication interne, la baisse de qualité de production, les recrutements quand de nombreux employés démissionnent durant la période d’essai ou la première année. À partir de ce panorama, quelles solutions ? Tout tient dans le management de l’entreprise, cette capacité à favoriser l’épanouissement des salariés, à procurer des conditions et avantages attrayants, à rester accessible et à l’écoute, de trouver des solutions aux problématiques individuelles, à améliorer l’organisation du travail constamment. En somme, œuvrer pour un management bienveillant, éthique et empathique. Le bien-être personnel est indubitablement le composant clé de celui de l’équipe. Celui qui fera sa force et son efficience.