Conjoncture

La visite d’Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif dans les Vosges fin février brandissant l’étendard «Made in France» interroge sur la réelle véracité des différents labels régionaux et nationaux.

Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, est venu vanter les mérites du «Made in France» à l’occasion de sa visite dans les Vosges à la fin du mois de février.
Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, est venu vanter les mérites du «Made in France» à l’occasion de sa visite dans les Vosges à la fin du mois de février.

Made in Montebourg
garanti dans les Vosges

Le «Made in France», un achat patriotique et citoyen pour relancer la machine économique hexagonale. Par extension le «Made in Lorraine» pour rebooster l’économie régionale. Simple, non ? Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, a de nouveau brandi son bâton de pèlerin (notamment à la face de la grande distribution qu’il accuse de ne pas proposer aux consommateurs assez de produits fabriqués dans l’Hexagone) à l’occasion de son déplacement en terres vosgiennes à la fin du mois dernier. Visite de Tricotage des Vosges à Vagney en passant par Garnier- Thiébaut à Gérardmer, il aurait même pu se rendre à Nompatelize pour visiter Faurecia où un véhicule utilitaire en partie «Made in Vosges» sort des chaînes de production (voir notre article en pages 14-15). L’homme à la marinière Armor Lux et maintenant aux chaussettes BleuForêt entend faire contrôler les pseudos produits régionaux et nationaux et sanctionner les pratiques commerciales trompeuses.

«Label» histoire…

Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, est venu vanter les mérites du «Made in France» à l’occasion de sa visite dans les Vosges à la fin du mois de février.

Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, est venu vanter les mérites du «Made in France» à l’occasion de sa visite dans les Vosges à la fin du mois de février.

Le Code de la consommation punit aujourd’hui ce type de pratiques comme l’inscription sur un produit «d’allégation à induire en erreur le consommateur et portant sur son origine» Aujourd’hui la peine maximale pour tromperie est de deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 37 500 euros. La récente Loi Hamon durcit d’ailleurs les peines en la matière. Le 100 % français (et donc le 100 % lorrain) sont surtout aujourd’hui des labels nés de politique marketing bien menée. Dans la myriade de tampons et de formules vantant un pseudo produit national, seul le label France origine Garantie fait office de réelle transparence. Délivré par des organismes indépendants, à l’image de l’Afnor récemment habilité à le délivrer ou encore Bureau Veritas, il introduit la notion de valeur ajoutée produite réellement sur les territoires où les produits sont fabriqués. «Label» histoire…