Plus qu’un salon, un acte de résistance

«Maintenir et organiser le Livre sur la Place est un acte de résistance», assure Laurent Hénart, le maire de Nancy, entouré de Françoise Rossinot, la commissaire du salon et Astrid Canada de l’association Lire à Nancy.
«Maintenir et organiser le Livre sur la Place est un acte de résistance», assure Laurent Hénart, le maire de Nancy, entouré de Françoise Rossinot, la commissaire du salon et Astrid Canada de l’association Lire à Nancy.

«Maintenir et organiser le Livre sur la Place est un acte de résistance», assure Laurent Hénart, le maire de Nancy, entouré de Françoise Rossinot, la commissaire du salon et Astrid Canada de l’association Lire à Nancy.

Le Livre sur la Place, premier salon national de la rentrée littéraire, revient pour sa 38e édition du 9 au 11 septembre à Nancy. Plus de 550 auteurs sont attendus pour cet évènement présidé cette année par le Dombaslois Philippe Claudel. Une édition 2016 au caractère d’ouverture encore plus marqué. Un véritable acte de résistance face à l’obscurantisme gangrenant.
«Décider de le maintenir, de le tenir, de l’organiser, c’est un acte de résistance en lui-même.» Dixit Laurent Hénart, le maire de Nancy, le 29 août, à l’occasion de la présentation officielle de la 38e édition du Livre sur la Place (du 9 au 11 septembre, programme complet disponible sur le site : www.lelivresurlaplace.fr). À ses côtés, Françoise Rossinot, la commissaire générale du premier salon national de la rentrée littéraire et Astrid Canada de l’association Lire à Nancy acquiescent comme l’ensemble des partenaires présents. Dans le climat anxiogène du moment, des attentats barbares de ces derniers mois, ce rendez-vous littéraire «ouvert à tout public et dont l’objectif est de toucher, notamment, celui le plus éloigné de la culture et de la littérature» (il est bon de rappeler que l’ensemble de la manifestation est entièrement gratuite), s’affiche déjà comme un pied de nez en direction des semeurs de peur et de terreur.

Prix Stanislas lancé

«Dans la période âpre, difficile et tendue que nous connaissons, le Livre sur la Place est à sa façon l’expression de la défense de nos valeurs républicaines», assure de son côté André Rossinot, le président de la Métropole du Grand Nancy. Plus de 550 auteurs sont attendus dont celles et ceux faisant la rentréelittéraire, une centaine de débats et d’entretiens, des nouveautés avec, notamment, la naissance du Prix Stanislas du Meilleur premier roman de la rentrée littéraire qui sera décerné à Élodie Llorca pour son roman «La Correction» paru chez Rivages, le tout sous la présidence du Lorrain et Dombaslois Philippe Claudel. À côté de l’intérêt purement culturel indéniable et du regroupement de toute la communauté littéraire et surtout de ses lecteurs, l’édition 2016 du Livre sur la Place se veut avant tout une sentinelle, une vigie autour de ce terme mis à mal aujourd’hui : Liberté. «C’est toujours ce qu’on écrit de meilleur qui finit par vaincre ce qu’on écrit de pire. Toujours ! On lit Voltaire. On ne lit plus Mein Kampf. On lit l’Évangile. On ne lit plus Staline. Écrire le bien, c’est le meilleur antidote du mal.» À l’édition 2015, le journaliste et écrivain, Jean-François Kahn avait écrit ces lignes lors du concours de dédicaces de la célèbre maison de stylos S.T Dupont. Sa formule semble être encore plus d’actualité aujourd’hui…

emmanuel.varrier